L’Aiglon

Bien que créé de l’autre côté de la place en 1900, L’Aiglon d’Edmond Rostand (1868-1918) va faire son entrée au répertoire du Théâtre du Châtelet au cours de l’été 1945 et devenir l’un des fleurons de ce théâtre avec 923 représentations jusqu’en 1969 devenant ainsi le sixième titre le plus joué sur cette scène. Parmi toutes ces représentations, un gala exceptionnel sous le patronage de Léon Blum est donné le lundi 21 février 1949, le bénéfice de cette soirée étant destiné à ériger le monument d’Edmond Rostand à Cambo… Pour l’occasion Maurice Lehmann réunit une distribution prestigieuse et décide de partager le rôle du Duc de Reichstadt entre plusieurs interprètes dont les trois premiers sont sociétaires de la Comédie Française, à Mony Dalmès l’acte I, à Jeanne Boitel les actes II et III, à Jean Weber les actes IV et V et enfin à Marguerite Jamois l’acte VI. Le reste de la distribution, 52 rôles au total, n’est pas en reste, d’autres illustres artistes du Français (Henriette Barreau, Irène Brillant, Micheline Boudet, Maurice Escande, Julien Bertheau) viennent prêter leur concours à cette soirée unique !

dessin d'une affiche avec un aigle impérial
DR
Programme de L’Aiglon

Le Tour du Monde en 80 jours

Le 3 février 1940, le Théâtre du Châtelet reprend une dernière fois Le Tour du Monde en 80 jours. C’est encore à ce jour l’œuvre la plus jouée sur notre scène : 3007 représentations ! La pièce entre au répertoire du Châtelet en avril 1876, soit moins de deux ans après sa création au Théâtre de la Porte Saint-Martin en novembre 1874. Cette pièce à grand spectacle en cinq actes écrite par Adolphe d’Ennery, en collaboration avec Jules Verne d’après son roman, sera reprise 24 fois jusqu’en 1940 devenant le best-seller absolu du Théâtre du Châtelet avec ses fameux tableaux comme l’attaque du chemin de fer du Pacifique, le naufrage du steamer Henrietta ou le bal du Club des Excentriques…

Affiche du Tour du Monde en 80 jours

Franz Lehár

En pleine occupation de Paris, le Théâtre du Châtelet propose un concert tout à fait exceptionnel le samedi 22 février 1941 entièrement consacré au compositeur autrichien Franz Lehár. Profitant de son passage à Paris alors que Le Pays du sourire triomphe au Théâtre de la Gaité-Lyrique, l’impresario Eugène Grunberg demande à l’illustre compositeur de venir diriger au Châtelet l’Orchestre de l’Association des Concerts Pierné avec le concours d’Elen Dosia, soprano de l’Opéra-Comique et celui de Georges Posemkovsky, ténor de l’Opéra Russe. Le programme permet d’entendre de nombreux extraits de ses principales opérettes dans des traductions françaises : Le Comte de Luxembourg (1909), L’Amour tzigane (1910), Eva (1911), Frasquita (1922), Paganini (1925), Le Tsarévitch (1927), Frédérique (1928), Le Pays du sourire (1929), La Chanson du bonheur (1930), Giuditta (1934) ainsi qu’une rareté pour l’occasion, une nouvelle ouverture pour La Veuve joyeuse, écrite 35 ans après sa première représentation à Vienne, et donnée ici en création.

Une photo ancienne d'un homme âgé avec un autographe
Le compositeur autrichien Franz Lehár

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