J’aime la radicalité, les gens entiers. Les professionnels de la musique et les virtuoses m’ont toujours ennuyé. Je préfère des artistes authentiques et imparfaits qui vont avoir des fulgurances que je vais aider à révéler.
Jean-Baptiste Guillot
Ces mots, Jean-Baptiste Guillot les a prononcés à l’occasion du dixième anniversaire de Born Bad Records. Fondateur du label, il est aussi producteur des compilations de musique pop bleu blanc rouge devenues cultes (Wizzz, Bippp, Chébran, etc.). Celui qui a usé ses fonds de culotte sur les bancs des majors et qui a fondé son label il y a vingt ans, au lendemain d’un plan social qui frappait l’industrie du disque, est toujours debout ! Avoir vingt ans dans le rock’n’roll, c’est aller bien au-delà de la maturité : c’est presque résister ! C’est cultiver un état d’esprit, marqué par la fidélité à des valeurs (indépendance partout, compromis nulle part), autant qu’à des artistes, français pour la plupart. Pourquoi ? Pour mieux les accompagner dans la durée, et les faire briller, sans fard.
Aujourd’hui, Born Bad Records, c’est bien plus que du rock, de l’indé, de la pop et de l’underground. À propos, qui sait encore définir ce qu’est l’underground ? Peu importe, aucune étiquette ne colle sur les vinyles siglés par Born Bad Records. Ce label est foncièrement alternatif : de la découverte du groupe Cheveu (blues), à Frustration, (post-punk) en passant par Bryan’s Magic Tears (shoogaze), La Femme (rock machine) ou encore Arthur Satàn (garage-rock) et Zombie Zombie (krautrock), la liste est longue : plus de 200 albums ! Et Born Bad Records a révélé il y a peu le Star Feminine Band, un groupe d’afropop formé de sept femmes, nées à Natitingou, au Bénin, à peu près en même temps que le label. Alors – n’en doutez pas – pour souffler ses vingt bougies dans la Grande Salle du Théâtre du Châtelet, Born Bad Records mettra le feu !
Avec Frustration, Vox Low, Gwendoline, Bryan’s Magic Tears, Zombie Zombie, Forever Pavot, Bracco, Arthur Satan et Île de Garde