À la venue de l’automne, leurs corps se couvraient de longs poils dorés. Une teinte dorée dans le sens le plus pur, à laquelle ne pouvait se mêler aucune autre nuance. L’essence même de la couleur dorée, manifestée en ce monde. Ils arboraient la teinte dorée la plus pure qui soit entre ciel et terre.
Haruki Murakami, La Fin des temps ; traduit du japonais par Corinne Atlan, Paris, Seuil, « Points », 2013, p. 22.
Révélé au grand public en 1989, à l’occasion du bicentenaire de la Révolution française, Philippe Decouflé avait contribué, aux côtés de Jean-Paul Goude, à la création du défilé parisien « Bleu Blanc Goude », le long de l’avenue des Champs-Élysées. Trois ans plus tard, il devint maître d’œuvre des cérémonies d’ouverture et de clôture des Jeux olympiques d’hiver 1992, à Albertville. C’est au lendemain de cet événement qu’il rencontre la productrice japonaise Miyako Kanamori : elle lui confie alors l’adaptation du conte japonais Dora sous la forme d’une comédie musicale, créée en 1996 à Tokyo. Vingt ans plus tard, Philippe Decouflé crée, à Kanagawa, My Name is Shingo, une autre comédie musicale, tirée du manga de science-fiction de Kazuo Umezu.
Et, en 2026, Miyako Kanamori propose à Philippe Decouflé de réaliser la toute première adaptation, à la scène, de l’un des romans d’Haruki Murakami, l’un des écrivains japonais contemporains les plus lus au monde : La Fin des temps.
Sous le regard bienveillant de l’auteur, le chorégraphe français s’est lancé dans une œuvre d’art total mêlant théâtre, musique et danse, empruntant aux codes de la comédie musicale (Les Parapluies de Cherbourg, West Side Story…), ainsi qu’à la tradition du Kabuki (une forme épique de théâtre japonais). Philippe Decouflé a dirigé une troupe de neuf acteurs et de dix danseurs autour d’un spectacle hybride, d’une durée de deux heures quarante-cinq, où se condense une œuvre de plus de sept cents pages. À la fois metteur en scène et chorégraphe, il aura à la fois tracé et recherché l’épure nécessaire à l’adaptation du roman d’Haruki Murakami à la scène. Et c’est ainsi qu’une forme de dialogue original est née, où le personnage principal est divisé en trois entités : « je », « moi » et « mon ombre ».
Notamment incarnée par la vedette japonaise Tatsuya Fujiwara, La Fin des temps est une histoire qui se développe dans deux mondes parallèles. En 1985, à Tokyo, un homme a perdu son grand amour. Situés entre la vie du héros et ses propres rêves, le roman et le spectacle questionnent tout autant notre humanité que la fragilité d’un être errant dans un monde dystopique et onirique.

Savez-vous que vous pouvez faire de votre venue un moment inoubliable et unique ?
Avec notre offre premium, nous bénéficiez des avantages réservés aux happy few : accueil personnalisé par un membre de la direction du Châtelet, visite privée des coulisses avant le début du spectacle, table réservée au bar à l’entracte avec une coupe de champagne et un plateau de dégustation, ainsi qu’un vestiaire prioritaire et un service de parking si besoin.
Profitez pleinement de la magie du spectacle, le Châtelet s’occupe du reste !
Tarif: 125€ par personne (en complément du prix du billet du spectacle)
L’offre premium vous sera proposée après avoir mis dans votre panier une ou plusieurs places de catégorie 1, aux dates pour lesquelles l’offre premium est disponible.
Secrets d’une œuvre
Pour en savoir plus sur La Fin des temps, une présentation du spectacle a lieu 45 minutes avant le début de la représentation, au Salon Diaghilev, par Aurélien Poidevin, responsable éditorial du Châtelet, vendredi 16 et mardi 20 octobre 2026 (accès libre, réservé aux détenteurs de billets pour la représentation du jour).
Bord de scène le dimanche 18 octobre 2026 à l’issue de la représentation