Opium, psychotropes… ou comment Berlioz écrit une oeuvre hallucinatoire, aux confins de l’imaginaire
Paris. Septembre 1827. Un homme de 24 ans sort du Théâtre de l’Odéon totalement survolté après une représentation d’Hamlet avec l’actrice Harriet Smithson. Quarante lettres lui sont envoyées et restent sans réponse.
Il signe alors un pacte avec son ego : écrire une œuvre symphonique révolutionnaire qui fera de lui le compositeur que personne n’ignore. Shooté au rêve et gonflé d’ambition, c’est de sa chambre de bonne et sans un sou qu’il imagine des timbales à lui faire exploser la tête et des sons que l’on n’a encore jamais entendus.
L’orchestre est son imagination. Le chef d’orchestre est une conscience, passant entre le créateur et l’oeuvre, entre l’utopie musicale et la réalité instrumentale. L’oeuvre grandit et germe sous nos yeux, telle une créature que plus personne ne maîtrise jusqu’au Songe d’une nuit de sabbat – véritable délire musical et fantasmagorique où les hallucinations sonores s’entrechoquent.
Géraldine Aliberti-Ivañez
D’après les Mémoires d’Hector Berlioz et la Symphonie fantastique, op. 14
BORD DE SCÈNE
Un bord de scène (rencontre entre les artistes et le public après une représentation, pour échanger sur le spectacle) aura lieu à l’issu de la représentation le lundi 11 mai 2026 (accès libre, réservée aux détenteurs de billets pour la représentation du jour).