Crescendo (ital. crescere, “augmenter”). 1. Indication de nuance qui commande l’augmentation progressive de l’intensité sonore, par exemple de piano (p) à fortissimo (ff), et qui peut aussi bien s’appliquer à quelques notes qu’à un grand nombre de mesures (la totalité de l’œuvre en ce qui concerne le Boléro de Ravel).
Marc Vignal
Habitués au Théâtre du Châtelet, les percussionnistes du Quatuor Beat proposent une création dans laquelle ils revisitent le répertoire de la musique classique, d’hier à aujourd’hui. Au départ, tout commence dans les règles de l’art. On dirait un concert, avec ses usages et ses manières, mais petit à petit les choses s’emballent au profit d’un vrai spectacle où se mêlent (toujours avec beaucoup d’humour) le son, le mouvement et la lumière. Arrangées, adaptées ou composées par les musiciens du quatuor, les partitions parcourent un grand pan d’histoire de la musique, du baroque aux œuvres d’aujourd’hui, en passant par le classique et la musique répétitive ou minimaliste. Marimba, vibraphone, glockenspiel, grosse caisse et cymbales sont les principaux instruments de ce spectacle, où les musiciens jouent aussi avec leur corps. Une façon d’augmenter – vous avez dit crescendo ? – le concert pour le transformer en un spectacle pour petits et grands, où tout est prétexte à faire du son : frapper, frotter, entrechoquer, danser…
Et la clown Colette Gomette (alias Hélène Gustin) a mis son nez dans cette affaire, en accompagnant les musiciens du quatuor dans la mise en scène : si les percussions sont au service d’une approche poétique de la musique, attendez-vous donc aussi à un spectacle festif, inventif et participatif !
Œuvres de Carl Philip Emmanuel Bach, Joseph-Nicolas-Pancrace Royer, Steve Reich, Philip Glass, Guillaume Connesson, Quatuor Beat, etc.
Dès 5 ans