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25 Nov. 2019

Danse

Un Américain & une Anglaise à Paris

Leanne Cope, ancienne danseuse du Royal Ballet de Londres, et Ryan Steele, danseur de Broadway, évoquent leur tournée asiatique et leurs personnages avant les 43 représentations qui marquent le retour de la comédie musicale à Paris.

Comment avez-vous vécu la tournée en Asie ?
LEANNE COPE Les tournées peuvent vite devenir un défi, mais avec cette équipe on a rapidement formé une famille où l’on s’entraidait. Le public en Asie était merveilleux. Pendant que nous répétions, on se demandait souvent comment les gens allaient réagir mais honnêtement c’était dingue. Une grande partie de l’histoire est racontée par le mouvement, et Christopher Wheeldon est un expert du langage chorégraphique. Je pense que ce serait dur même pour un enfant ou quelqu’un qui n’a jamais vu de spectacle de danse de ne pas comprendre ou être ému par cette histoire très dansée.
RYAN STEELE C’était très intéressant de se produire en Asie. Je n’avais jamais joué devant un public non anglophone avant. Cela m’a permis de me concentrer davantage sur mes intentions, plutôt que d’attendre des rires et des réactions de la salle.

Leanne, vous avez créé le rôle de Lise Dassin il y a cinq ans, au Châtelet. Comment s’est passée votre collaboration avec Christopher Wheeldon ?
LC Je suis une danseuse mais je n’avais jamais joué avant d’avoir eu ce rôle, du coup j’ai vraiment appris sur le tas ! Depuis toutes ces années, j’ai accumulé de l’expérience et de la confiance. J’ai pu essayer de nouvelles choses et suivre mon instinct. Il y a eu quelques changements dans le spectacle depuis évidement mais l’intensité est la même. Christopher et son équipe ne s’attendent pas à avoir exactement le même show avec chaque nouvelle distribution, chacun y apporte sa personnalité, ce qui est très libérateur pour un acteur.

Et vous Ryan ?
RS Comme j’ai eu la chance de faire partie du processus créatif de ce spectacle, je le connais très bien. J’ai rencontré Christopher Wheeldon il y 6 ans à New York pour ça. En regardant Robert Fairchild créer le rôle, j’ai immédiatement été pris. C’est un parfait équilibre entre danse, chant et théâtre qui fait exister Jerry sur scène. Les circonstances de la vie m’ont éloigné de la production quelques temps mais j’ai pu la rejoindre pour la tournée nord américaine. Ça a été une expérience très riche de traverser le pays. Je ne m’imaginais un jour jouer à Paris, là où tout a commencé ! C’est un cadeau incroyable, un rêve qui deviendra bientôt réalité…

Vous avez connu plusieurs partenaires pour le rôle de Jerry. Parlez nous de Ryan.
LC Ryan est un partenaire merveilleux. C’est un rêve d’être sur scène avec lui. Nous avons eu la chance d’avoir beaucoup de répétitions, et c’est là que tout se met en place techniquement. Une fois que c’est fait, on est libre de jouer et d’expérimenter. On se fait mutuellement confiance, on peut réagir aux imprévus propres au spectacle vivant, les bugs et autres ! Son Jerry est plein de vérité et toutes ses actions sont honnêtes et sincères. Sans compter qu’il est un très bon danseur, j’ai vraiment de la chance !

Et vous Ryan, comment vous sentez vous dans les habits de ce G. I. ?
RS C’est très amusant de jouer Jerry. C’est un artiste, un passionné, il est plein d’énergie. Mais il est aussi très humain, il fait pas mal d’erreurs. On peut raconter beaucoup de choses avec lui. Je crois que je lui apporte une curiosité et une énergie juvéniles. C’est un homme qui a décidé de rester à Paris après la guerre pour se réinventer. Comme ce doit être libérateur !

Gardez-vous un souvenir particulier de la création en 2014 ?
LC Un de mes meilleurs souvenirs est la générale. Nous n’avions pas fait de filage intégral en costumes et avec orchestre jusque là, on se savait pas trop à quoi s’attendre. Le rideau s’est baissé à la fin et le public a applaudit comme jamais je n’avais entendu un public le faire. Il y a eu tellement de rappels qu’on a su qu’on faisait partie d’une aventure particulière. C’est très excitant de revenir à Paris et au Châtelet. Paris tient une place à part dans mon coeur, et j’ai hâte de voir ce que je peux redécouvrir de Lise là bas.

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